DPE G : comprendre la classe énergétique la plus basse et savoir comment agir
Un logement classé DPE G appartient à la catégorie des biens les plus énergivores du diagnostic de performance énergétique. Cette étiquette peut avoir des conséquences sur le confort, les dépenses d’énergie, la valeur du logement et, pour les propriétaires bailleurs en France métropolitaine, la possibilité de le louer. Voici ce que signifie un DPE G et les principales démarches à envisager.
Que signifie un DPE G ?
Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, classe un logement de A à G selon sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. La classe G correspond à la catégorie la moins performante.
Pour un logement, cette classe est attribuée lorsque sa consommation conventionnelle dépasse 420 kWh d’énergie primaire par mètre carré et par an ou que ses émissions dépassent 100 kg de CO₂ équivalent par mètre carré et par an. L’étiquette retenue dépend du moins bon des deux résultats.
Le DPE est établi selon une méthode conventionnelle : il tient compte des caractéristiques du logement et de ses équipements, et non uniquement des factures d’énergie de ses occupants. Il évalue notamment le chauffage, la production d’eau chaude, le refroidissement et certains équipements auxiliaires.
Quelles sont les conséquences d’un DPE G ?
Des contraintes pour la location
En France métropolitaine, depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne répondent plus au critère de décence énergétique pour les nouveaux contrats de location concernés. La mesure s’applique également lors du renouvellement ou de la reconduction du bail, selon les règles applicables au contrat.
Un bail en cours n’est pas automatiquement interrompu du seul fait de cette échéance. Toutefois, le propriétaire doit tenir compte des restrictions lorsque le bail est renouvelé ou qu’un nouveau contrat est conclu. Les règles et leur calendrier peuvent différer dans les départements et régions d’outre-mer.
Les logements classés F ou G sont également concernés par le gel des loyers prévu par la réglementation : les hausses de loyer sont encadrées, notamment lors d’une relocation ou d’un renouvellement du bail.
Des obligations lors de la vente
La vente d’un logement classé G reste possible. Cependant, pour une maison individuelle ou un immeuble détenu par un propriétaire unique, un audit énergétique réglementaire doit être remis à l’acquéreur lorsque le logement concerné entre dans le champ de l’obligation. Cet audit propose des scénarios de travaux destinés à améliorer sa performance.
Un confort parfois insuffisant
Une mauvaise isolation, des fenêtres peu performantes ou un système de chauffage ancien peuvent entraîner des sensations de froid en hiver, une chaleur excessive en été ou des variations importantes de température. Les dépenses réelles dépendent toutefois des habitudes des occupants, du climat, de la taille du logement et des tarifs de l’énergie.
Comment améliorer un logement classé G ?
La première étape consiste à repérer les principales sources de déperdition et à choisir des travaux cohérents avec le bâtiment. Selon le diagnostic, les interventions peuvent inclure :
- l’isolation de la toiture, des combles, des murs ou des planchers bas ;
- le remplacement ou l’amélioration des fenêtres et des portes ;
- la modernisation du chauffage et de la production d’eau chaude ;
- l’installation d’une ventilation adaptée, indispensable après des travaux d’isolation ;
- une rénovation globale, planifiée pour éviter les travaux incompatibles ou peu efficaces.
Il est préférable de ne pas choisir les travaux uniquement en fonction d’une estimation générale. Un audit énergétique ou l’avis d’un professionnel peut aider à établir un ordre de priorité, à évaluer les gains possibles et à vérifier les dispositifs d’aide auxquels le propriétaire pourrait prétendre. Les critères d’éligibilité et les aides disponibles évoluent : il convient de les vérifier avant de signer les devis.
Vérifier la validité et la mise à jour du DPE
Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 est en principe valable dix ans, sous réserve des règles applicables à sa date d’établissement. Les diagnostics réalisés avant cette date peuvent avoir perdu leur validité. Il est donc important de vérifier la date du rapport avant une vente, une mise en location ou la planification de travaux.
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé pour le calcul du DPE a évolué. Certains logements chauffés principalement à l’électricité peuvent ainsi obtenir une étiquette différente. Les propriétaires peuvent vérifier si leur diagnostic est concerné et consulter les modalités de mise à jour proposées par les services officiels. Une nouvelle étiquette ne signifie pas nécessairement que le logement a été rénové : elle peut résulter de l’évolution de la méthode de calcul.
À retenir
Un DPE G signale une faible performance énergétique et peut entraîner des restrictions importantes, en particulier pour la location en France métropolitaine. Avant de vendre, louer ou rénover un logement, vérifiez la validité du diagnostic, les obligations qui s’appliquent à votre situation et les travaux les plus pertinents. Une évaluation fiable permet de mieux comprendre les caractéristiques du bien et de décider des prochaines étapes.
Améliorez l’Efficacité Énergétique de Votre Logement : 7 Conseils Essentiels
- Isolez les combles en priorité.
- Remplacez les fenêtres simple vitrage.
- Améliorez l’isolation des murs.
- Installez un chauffage plus performant.
- Remplacez la vieille chaudière.
- Ventilez correctement le logement.
- Faites réaliser un audit énergétique.
Isolez les combles en priorité.
Si votre logement est classé DPE G, l’isolation des combles constitue souvent une priorité : la chaleur s’échappe facilement par une toiture mal isolée. Selon la configuration du logement, ces travaux peuvent limiter les pertes de chaleur et améliorer le confort en hiver comme en été. Avant de vous lancer, faites vérifier l’état de la toiture et choisissez une solution adaptée, en prévoyant une ventilation suffisante pour éviter les problèmes d’humidité.
Remplacez les fenêtres simple vitrage.
Remplacer les fenêtres à simple vitrage par des modèles performants à double vitrage peut réduire les pertes de chaleur et améliorer le confort thermique d’un logement classé DPE G. Pour choisir une solution adaptée, tenez compte de l’isolation des menuiseries, de la pose et de la ventilation : des fenêtres plus étanches peuvent nécessiter une ventilation efficace pour limiter l’humidité et assurer un renouvellement d’air suffisant. Faites évaluer les fenêtres par un professionnel et vérifiez les règles d’urbanisme ainsi que les aides financières disponibles avant d’engager les travaux.
Améliorez l’isolation des murs.
L’isolation des murs peut réduire les pertes de chaleur et améliorer le confort d’un logement classé DPE G, notamment en limitant les parois froides et les courants d’air. Selon la configuration du bâtiment, elle peut être réalisée par l’intérieur ou par l’extérieur ; le choix dépend de l’état des murs, de la surface habitable, de l’aspect de la façade et du budget. Avant les travaux, faites évaluer les besoins du logement par un professionnel afin de choisir un isolant adapté et de prévoir une ventilation suffisante pour limiter les problèmes d’humidité et de condensation.
Installez un chauffage plus performant.
Installer un chauffage plus performant peut contribuer à réduire la consommation d’énergie d’un logement classé DPE G et à améliorer le confort au quotidien. Avant de remplacer l’équipement, faites vérifier son dimensionnement et sa compatibilité avec l’isolation du logement : un système efficace dans un bâtiment mal isolé risque de ne pas apporter les économies espérées. Selon la situation, une pompe à chaleur, une chaudière performante ou un autre équipement adapté peut être envisagé. Pensez également à optimiser la régulation et à associer ces travaux, si nécessaire, à une amélioration de l’isolation.
Remplacez la vieille chaudière.
Remplacer une vieille chaudière peut améliorer le confort et réduire la consommation d’énergie d’un logement classé DPE G, surtout si l’équipement est vétuste ou mal adapté. Avant de choisir un nouveau système, faites évaluer les besoins du logement et vérifiez son isolation : installer une chaudière performante sans traiter les principales déperditions risque de limiter les économies. Un professionnel qualifié pourra vous conseiller sur une solution adaptée et vous renseigner sur les aides financières disponibles.
Ventilez correctement le logement.
Ventilez correctement le logement pour renouveler l’air intérieur, évacuer l’humidité et limiter les risques de condensation et de moisissures. Aérez brièvement chaque jour, notamment après la douche ou la cuisson, et veillez à ne pas obstruer les entrées d’air ni les bouches d’extraction. Si le logement dispose d’une ventilation mécanique, vérifiez qu’elle fonctionne et faites-la entretenir régulièrement. Une ventilation efficace est particulièrement importante après des travaux d’isolation, car un logement plus étanche nécessite un renouvellement d’air adapté.
Faites réaliser un audit énergétique.
Faites réaliser un audit énergétique pour identifier les principales sources de déperdition de chaleur de votre logement classé DPE G et déterminer les travaux les plus adaptés. Ce bilan propose généralement plusieurs scénarios de rénovation, avec un ordre de priorité et une estimation des économies d’énergie possibles. Il peut aussi vous aider à mieux planifier votre budget et à vérifier les aides financières disponibles avant de commencer les travaux.
